001. Still running
Samedi, 8 mai 2010
Lorsque je vais mal, comme aujourd’hui, mes pensées s’envolent. Dans ces moments là, je suis intimement persuadée que je finirais par me foutre en l’air, d’une manière ou d’une autre. Je ne suis pas apte à vivre. Je ne suis pas faite pour résister à ce monde. Spécialisée dans l’échec & les tendances dépressives, incapable de mener à bien quoi que ce soit, surtout pas une relation sociale. Alors quand autour de moi les gens se construisent, grandissent, je me sens petit à petit m’effriter. Et je me dis que ça ne pourra pas durer bien longtemps. J’essaye pourtant. A force de repousser les douleurs, je me renferme peu à peu. Et je ne veux pas devenir vieille & aigrie. Je ne veux pas avoir tellement mal de vivre, tellement que je n’arriverais plus à respirer, mais continuer pourtant. Alors, bien que rien ne m’angoisse plus que la mort, je crois que je finirais par me dire qu’il vaut mieux en finir maintenant. Puisque de toute façon nous n’avons pas le choix.
Je parais normale, je souris, je vis. Probablement parce que je le suis. Mais j’aime bien me penser autrement. Mettre ces étiquettes plus ou moins vraies, plus ou moins justes, qui feraient que peut-être, je serais un peu différente. Mais pas vraiment.
Alors n’ayez pas peur, dites vous que ce ne sont que des mots. Ne voyez pas les larmes qui menacent souvent, les mâchoires serrées. N’entendez pas les mots, les soupirs, les silences. Ne ressentez pas la douleur. Rejoignez votre ami, votre amant, dites vous que ça me passera. Un jour ou l’autre. Ne me demandez pas si ça va bien.
Je serais obligée de mentir…